Vers une communication authentique

2 femmes se regardent

Les managers sont de plus en plus amenés à communiquer à l’oral. Colloque, séminaire, workshop, tour de table, présentation client… Dans ces prises de parole en public, le fait de bien connaître son dossier est un atout qui vous permettra de vous sentir à l’aise. Mais la seule connaissance théorique ne suffit pas à faire d’arguments forts une bonne présentation, ni à faire d’un bon technicien un grand orateur.

L’image avant les mots

Les spécialistes du comportement sont unanimes ! 24 heures après votre intervention orale, vos interlocuteurs se souviendront à 13 % de vos propos, à 17 % du son de votre voix et à 70 % de votre comportement.


Autrement dit, si le lendemain de votre intervention, vos auditeurs ont oublié les chiffres que vous avez énoncés avec application et les sources longuement préparées, ils n’oublieront pas en revanche si votre regard était clair, si vous aviez un chat dans la gorge ou le mauvais réflexe de parler en regardant le tapis.

Il suffit de 4 secondes pour que le jugement que nous portons sur notre interlocuteur soit établi à 45 %. 4 secondes, c’est suffisant pour que nous ayons globalement confiance en l’orateur, ou non, pour que nous l’estimions globalement compétent, ou non, pour que nous ayons envie de le suivre… Ou non.

Comment alors mettre toutes les chances de votre côté pour remporter l’adhésion de votre public lors de vos présentations ?

La qualité du contact

Les résultats d’un échange dépendent avant tout de la qualité du contact que vous réussirez à établir avec vos interlocuteurs.

Lorsque vous appelez avec un téléphone portable, même si votre propos est très intéressant, personne ne vous entendra s’il n’y a pas de réseau ! Il en est de même pour la communication orale. Le canal de communication rapproche l’émetteur du récepteur. A l’oral, ce canal de communication s’appelle le regard.

Il est important que vous puissiez établir un contact visuel direct dès les premières secondes. Ni fuyant, ni trop insistant. Nous aimons les regards directs, francs et chaleureux. Il est important que celui-ci soit établi dès les premières secondes.

Avant votre présentation, ne portez pas tant votre attention sur vos arguments, que vous connaissez déjà, mais sur la qualité du regard. Regardez chacun dans les yeux. Pour y penser, employez-vous à nommer mentalement la couleur des yeux de chacun. C’est un moyen mnémotechnique simple qui vous permettra d’y penser.

Les racines de l’orateur

Le deuxième point important concerne votre ancrage. Assurez-vous de ne pas bouger dans tous les sens pendant que vous parlez. Evitez de donner l’impression que vous êtes anxieux comme un lion en cage.

Restez enraciné, stable et vertical ! Prévoyez, si votre intervention dure plus de 10 minutes, 2 ou 3 points précis dans lesquels vous vous installerez. Mais ne changez pas de place toutes les 30 secondes. Cette stabilité renforcera chez votre auditeur la sensation de confiance et de sécurité.

Au niveau de votre comportement, appuyez vous sur des gestes larges, souples et sur une respiration profonde et abdominale.

La clarté du verbe

Troisièmement, parlez avec un rythme clair et aéré, ni trop rapide, ni trop lent. C’est la clarté de votre verbe qui nous renseignera sur votre attitude intérieure. Adaptez également votre volume sonore à votre public. Certains orateurs parlent fort et nous étourdissent de leur énergie débordante dans une petite salle, quand d’autres peinent à se faire entendre, même à 3 mètres. La voix est une musique. Elle ne souffre pas de n’être jouée que sur une seule note. Cherchez le relief, la puissance et la douceur.

Intégrez des silences dans votre discours. Celui qui ne sait pas se taire ne sait pas parler. En développant votre silence, vous permettrez à vos auditeurs de respirer, d’intégrer votre texte, de le digérer. Entraînez-vous à intégrer le silence dans vos discours en vous habituant à intégrer le silence dans votre vie.

Première et dernière image

Enfin, la qualité d’une intervention réussie se démarque par une introduction et une conclusion claire. C’est sur ces 2 parties du discours que votre intervention marquera les esprits. Pour l’introduction, démarrez avec assurance. Une anecdote, une citation font plus d’effet qu’un démarrage neutre et sans couleur. Ensuite, annoncez votre plan, cela impactera chez vos auditeurs le fait que vous connaissez votre sujet. De même pour la conclusion, terminez dans la clarté de l’articulation.

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », enseignait Boileau. Rappelez-vous que la clarté de votre esprit renforcera la clarté de votre verbe. Comme la clarté de votre verbe renforcera la clarté de votre esprit !

Arnaud Riou, Formateur, Coach et Conférencier
28/10/10
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